A la découverte du VRAC

Marre d’aller toutes les semaines aux containers de tri sélectif ? Marre de porter le sac de recyclage qui se remplit toujours trop vite ? A croire qu’on consomme plus d’emballages que de nourriture ?

C’est la réflexion que je me suis fait il y a quelques années. Revenons un peu en arrière.

Mardi soir, 20h30, il y a 10 ans.

« Note pour moi-même : penser à sortir les poubelles. (oui je parle tout haut quand je suis toute seule. Ne me dites pas que vous ne le faites jamais!) Le camion passe demain et il ne faut pas que je le loupe sinon il faudra attendre la semaine prochaine. »

Je ferme mon sac poubelle et je me tourne vers le bac où je stocke les déchets recyclables avant de les mettre dans le sac dédié qui sera ramassé par le camion du centre de tri.

«  Bon sang ! Mais il est toujours plein ce truc ! Et ça déborde en plus ! »

Puis je fais le tri entre le papier et le verre, qui doivent être déposés à part, et les autres produits recyclables. Je mets les déchets recyclables dans un sac poubelle dédié. En ronchonnant, je porte ensuite les deux sacs dans les escaliers pour les descendre au sous-sol. Puis je dois remonter et faire un 2è voyage pour prendre le papier et le verre.

« Et en plus, c’est lourd ! »

Je m’arrête quelques instants devant les 2 sacs poubelle et le bac contenant le papier et le verre. J’ai généré tout ça en une semaine ? Bon sang, qu’est-ce que ça va être quand on sera plusieurs à la maison (à l’époque M. Green n’était pas encore entré dans ma vie). Je reste pensive quelques instants devant ce volume de déchets en me demandant comment réduire ce poids et m’éviter cette corvée.

C’est ce jour-là que j’ai eu le déclic : tant que j’achèterai des produits sur-emballés, les industries continueraient d’en fabriquer.

J’ai alors entendu parler du VRAC. Ça a été un vrai changement. J’ai découvert un magasin qui vendait toutes sortes de produits alimentaires en vrac. J’ai pu acheter des pâtes, du riz, du café, des biscuits et tous les produits secs. J’ai aussi apporté mes sachets pour les fruits et légumes afin de réduire l’utilisation de sachets plastiques et même des sachets en papier. J’ai aussi pris l’habitude d’aller régulièrement au marché, tout simplement.

Au début, pas facile de s’habituer. J’oubliais souvent mes sachets ou mes boites quand j’allais faire mes courses. Mais j’ai trouvé des astuces, je laisse les sacs dans ma voiture prêts à être utiliser. J’ai un sac en tissu dans mon sac à main, il m’a dépanné bien des fois.

Aujourd’hui les produits en vrac sont proposés dans de nombreux magasins, même les grandes surfaces s’y mettent. Les magasins Bio ont évidemment été les précurseurs dans le domaine du zéro déchets. Et je suis devenue une adepte du zéro déchets ou zéro waste. Ma poubelle est réduite de moitié et j’essaie de m’en passer.

En plus, le vrac permet de faire des économies. Le prix au kilo en vrac est souvent inférieur au prix au kilo quand le produit est emballé. Autre avantage, on prend juste la dose dont on a besoin. Pratique pour les petites quantités ou au contraire, pour le réapprovisionnement familial.

Enfin dernier avantage et pas des moindres, la réduction des déchets, et surtout du plastique, permet de réduire la pollution des sols et de l’air. La majorité des déchets en France sont soit enfouis, soit incinérés. Même si un gros effort est fait pour le recyclage, la marge d’amélioration est encore importante, surtout si on se compare à nos voisins européens. Alors autant limiter nos déchets si on ne veut pas se retrouver avec une décharge à ciel ouvert ou un incinérateur près de chez soi. Berk !

Quand j’ai créé les Biobecs, j’ai rapidement imaginé de les proposer en vrac. Vous les trouverez sur le site www.madamegreen.com. Tous les goûts ne sont pas disponibles, mais c’est une question de quantité, certains fruits sont moins disponibles que d’autres, et de fabrication, je n’ai que mes petites mains pour fabriquer tous les produits. 😉

Vous trouverez aussi les Biobecs en vrac dans certains magasins, comme La Maison du Vrac à Caen (14) ou La Consigne à Cherbourg en Cotentin (50).

Avec les Biobecs en vrac, on a tout bon :

  • bons pour la santé
  • bons pour l’environnement
  • bons pour le porte-monnaie

Prenez soin de vous.

Mme Green

NB : pour en savoir plus sur le zéro déchets et pour commencer la démarche, vous trouverez des conseils résumés sur le site de l’ADEME : https://www.ademe.fr/particuliers-eco-citoyens/testez/adepte-zero-dechet-etes

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